Les
origines de ce site remontent au 8 janvier 1778, alors que
le seigneur Eustache-Louis Lambert-Dumont concède
cet emplacement, à Dominique De Bartzch, un marchand
qui se spécialise dans l’achat et la revente
de terres et de lots urbains dans la Seigneurie des Milles-Îles
et celle du Lac-des-Deux-Montagnes.
En
mars 1783, De Bartzch se départit de cet
emplacement en faveur du maître meunier Pierre
Dubois. Ce dernier fait construire le premier bâtiment,
une petite maison de bois. Dubois vend ensuite la propriété à un
sellier, Basile Cloutier, en juillet 1793.
À la Rébellion de décembre
1837, la maison a été démolie par
Les Patriotes. Ensuite, Charles Laplante dit Champagne
fait bâtir une maison et un four de boulanger.
En 1843, à la banqueroute de Laplante, le syndic
vend la propriété au hussier, Joseph Dorion,
qui lui en août 1879, la vend à Daniel Adolphe
Plessis-Bélair, un commerçant important
du village de St-Eustache.
Il se fait construire une résidence de prestige.
Il utilise les plans d’une maison de Sainte-Thérèse
conçus par le célèbre Victor Bourgeau,
et son associé, Jean-Baptiste Bourgeois. Bourgeau
a été l’architecte de nombreux édifices,
dont l’hôtel-Dieu de Montréal, la
Maison-mère des Sœurs Grises et l’intérieur
de l’église Notre-Dame.
Plessis-Bélair
habite la prestigieuse résidence jusqu’à son
décès en 1891. Au début
des années 1980, on y ouvre un premier restaurant
sous le nom de « La Channe Suisse ».
En 1986, lors de rénovation touchant notamment
sa galerie arrière, les ouvriers mettent à jour
plusieurs tessons de poterie datant du premier tiers
du 19ième siècle. Depuis février
1995, le restaurant « Le Biniou » est
en opération. Cette résidence se distingue
par le raffinement de ses boiseries, une superbe galerie
en façade et des ouvertures finement ciselées.
De plus, elle peut s’enorgueillir d’être
la plus ancienne maison en brique dans le Vieux St-Eustache.
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En
1799, Nicolas Tourangeau, un potier, est le nouveau
propriétaire. Il en profite alors pour se construire
un atelier et un four de potier : la glaise, formant
le lit de la rivière du Chêne, devient alors
son principal matériau. Le 20 janvier 1832, la propriété est
cédée à Émilie, la fille de
Nicolas Tourangeau. |